LEURRES

Cuillère quimperloise

Les premiers prototypes de la fameuse cuillère Quimperloise, également appelés cuillère à jupon, ont été conçus et testés par les pêcheurs de saumon au coeur du Finistère, dans les années 1950. Cette cuillère tournante fut utilisée par les pêcheurs de saumon de la région de Quimperlé avant que son usage soit généralisé à tous les lieux où l'on pêche le saumon.
Grâce à son poids et sa forme fuselée, la Quimperloise permet :
- Des lancers longs et précis.
- La prospection immédiate en profondeur des postes à poissons, la cuillère descend très vite dans la masse d'eau après son impact en surface.
Un modèle et poids adapté à chaque condition de pêche :
Les 15, 20 et 25 grammes sont recommandées en début de saison pour eaux fortes et profondes (hiver et début du printemps).
Les 5 et 10 grammes, lorsque le niveau des eaux baisse ou dans les petites rivières ou plans d'eau peu profonds.
L
a jupe de la cuillère est composée de pur latex, disponible dans plusieurs coloris : rouge et noir sont les coloris les plus couramment utilisés, jaune et violet sont plus souvent employés dans des eaux un peu troubles....
La palette peut être cuivre, bronze, argent ou décorée...
Le gros avantage de ces cuillères est d’être armées avec un hameçon triple, ce qui en fait une arme redoutable, sachant qu'avec ces nombreux sauts, le saumon a fortement tendance à se décrocher...

Mouches à saumon pour pêcher l'Ellé.

La bourre de sanglier était et reste indispensable à la réalisation des mouches à bretonnes. Servant à la confection du corps. Cette bourre est le plus souvent employée avec sa teinte naturelle, ou parfois colorée à l'acide picrique. On utilise également les poils de martre, de blaireau. d'âne et d'écureuil, notamment pour la confection des ailes. De nombreuses plumes de faisan viennent sy ajouter : celles des flancs pour les ailes, les herls de queue pour le corps et les ailes, la huppe et les barbes de plumes de camail du faisan doré pour les cerques. Enfin, le hackle de coq et la plume de paonne sont indispensables pour la confection des alles.
On distingue deux mouches principales chez les pêcheurs de I'Ellé.

La mouche Henri Clerc
Pour réaliser ce type de mouche, il est conseillé d'utiliser un hameçon n° 2 à 5. Henri Clerc montait régulièrement ses mouches sur des hameçons n°1 ou 2 : il fixait en tête un hackle de coq gris et en queue quelques barbes de plumes de camail de faisan doré. Le corps est confectionné en bourre de sanglier tournée avec le fil de montage. Le monteur procède ensuite à l'enroulement d'un tinsel argent, puis il fixe en tête quelques poils de martre mêlés à 2 petits paquets de barbes duveteuses prises à la base d'une plume de paonne. Les ailes sont enfin montées en barbe de paonne et l'ensemble est complété par l'enroulement d'un hackle de coq.

La mouche François Le Ny
M. Le Ny avait pour coutume de conserver ses matériaux de montage entre les paqes d'un bréviaire. Cette merveilleuse relique est actuellement entre les mains d'un passionné de pèche à la mouche. Ce fameux pécheur de saumons préconisait l'utilisation d'hameçons n° 1 à n° 8. selon la saison. Il procédait à la fixation de la soie de montage, puis réalisait le tag avec de la laine de couleur rouge, jaune ou verte. Les cerques éta!ent constitués en utilisant quelques barbes de huppe de faisan doré. et le corps confectionné avec de la bourre de sanglier teintée à l'acide picrique Enfin, les ailes étaient conçues avec des fibres de sabre de faisan et de plumes de paonne : là encore, l'ensemble s'achevait par l'enroulement d'un hackle de coq gris.

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